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Contribution à la Paix en douze propositions

Ce mois-ci, nous vous proposons de lire un extrait du livre "Contribution à la Paix en douze propositions", publié par la Diffusion Rosicrucienne. Son auteur, Serge Toussaint, montre que la paix n’est pas une utopie, mais une réalité qui commence par un travail intérieur. En s’appuyant sur le texte Contribution à la Paix, il invite chacun à agir concrètement au quotidien pour devenir un artisan de paix.

AVANT-PROPOS

Vivre en paix est probablement ce que les êtres humains, dans leur ensemble, souhaitent le plus. Pourquoi ? Parce qu’ils savent que la guerre est synonyme de massacres, de tueries, de viols, de pillages, de destructions et, d’une manière générale, d’horreurs indicibles. Sans l'avoir nécessairement vécue, nous avons tous vu des documentaires ou des reportages montrant les atrocités qu’elle génère, faisant des centaines de milliers de morts quand ce ne sont pas des millions, et plongeant autant d'hommes, de femmes et d'enfants dans le plus grand désarroi. Rappelons que la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945) a provoqué la mort d'environ soixante millions de personnes, dont environ six millions de Juifs exterminés par le régime nazi. Et on évalue à environ trois cents millions le nombre de morts causés par toutes les guerres depuis les origines de l’humanité.

Puisque les êtres humains connaissent les conséquences désastreuses des guerres, nous pouvons nous demander pourquoi ils se laissent aller à en faire ? En fait, ce sont généralement quelques individus qui les déclenchent, le plus souvent pour des raisons politiques, économiques ou stratégiques. Les religions en ont aussi beaucoup causé et en causent toujours, soi-disant au nom de Dieu. Dès lors, le “cycle infernal” est lancé, et les populations s’en trouvent impliquées souvent malgré elles. Ensuite, l’instinct de survie, le désir de vengeance et la haine se mêlent, au point de transformer les combattants en “machines à tuer” ; ils perdent alors leur humanité et expriment ce qu’il y a de pire dans la nature humaine. Vous noterez qu’aucun animal, aussi dangereux soit-il, n’est capable de faire preuve d’autant de cruauté, de sadisme et de perversion.

Comme chacun sait, les guerres ne se limitent pas à opposer des nations et des peuples entre eux ; il peut arriver que les citoyens d’un même pays s'affrontent dans une « guerre civile ». Les horreurs générées par ce genre d’affrontements sont terribles également, avec la particularité que l'ennemi peut être n'importe qui, y compris quelqu'un de sa famille, de son voisinage, de son milieu professionnel. En règle générale, la cause en est politique ou idéologique ; les injustices et les inégalités sociales ou autres sont également des éléments déclencheurs. L'État est quasiment toujours dans l'obligation de faire usage de la force pour rétablir l’ordre, de sorte que la violence s’ajoute à la violence. Comme l’histoire l’a montré, tout pays peut être confronté à une telle épreuve, y compris ceux qui sont gouvernés selon des régimes démocratiques.

Que faire pour éviter les guerres, que ce soit entre les peuples ou entre les citoyens d’une même nation ? Malheureusement, il n’y a aucun “remède miracle” en la matière, ce qui explique pourquoi l’histoire de l'humanité en est jalonnée. Dans l’absolu, la solution ne peut venir que de l'individu lui-même. Pour être plus précis, je pense que c’est à chacun, tant au niveau des gouvernants que des gouvernés, de cultiver en lui la paix et de s’interdire tout acte de violence ou tout acte générant la violence en réaction. Par extension, c'est s’interdire tout acte de guerre, à quelque niveau que ce soit. Cela suppose d’avoir la volonté d’être pacifiste, c’est-à-dire, par définition, de « rechercher la paix internationale par la négociation et la non-violence ». Tel devrait être le but commun à tous les êtres humains.

Au cours des siècles, divers textes ont été écrits en relation avec la paix, les uns par des personnalités connues, les autres par des inconnus. Dans ce livre, je vous propose de commenter un document intitulé « Contribution à la paix », dont l’auteur est anonyme. Fondé sur une série de propositions commençant par « Je contribue à la paix lorsque... », il est une invitation à œuvrer au service de cet idéal et à agir véritablement en pacifiste. Voici ce texte :

CONTRIBUTION À LA PAIX

« Je contribue à la paix lorsque je m'évertue à exprimer le meilleur de moi-même dans mes relations avec autrui.

Je contribue à la paix lorsque je mets mon intelligence et mes compétences au service du bien.

Je contribue à la paix lorsque j'éprouve de la compassion à l'égard de tous ceux qui souffrent.

Je contribue à la paix lorsque je ne convoite pas les biens d'autrui et ne cherche pas à me les approprier.

Je contribue à la paix lorsque je considère tous les êtres humains comme mes frères et sœurs, quelles que soient leur race, leur culture et leur religion.

Je contribue à la paix lorsque je me réjouis du bonheur des autres et prie pour leur bien-être.

Je contribue à la paix lorsque j'écoute avec tolérance et respect des opinions qui divergent des miennes ou même qui s’y opposent.

Je contribue à la paix lorsque j'utilise le dialogue plutôt que la force pour régler tout conflit.

Je contribue à la paix lorsque je respecte la nature et la préserve pour les générations futures.

Je contribue à la paix lorsque j'étends la fraternité aux animaux et vois en eux des êtres sensibles.

Je contribue à la paix lorsque je ne cherche pas à imposer aux autres ma conception de Dieu.

Je contribue à la paix lorsque je fais de la paix le fondement de mon idéal et de ma philosophie. »

Je vous propose dans ce livre de reprendre une à une ces propositions et de voir ce qu’elles impliquent dans notre comportement si nous voulons véritablement contribuer à la paix.

Fraternellement.

Serge Toussaint

(…) Fin de l'extrait